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SocioAnthropoesis Institute

Le SocioAnthropoesis Institute est un espace de recherche, de partage de savoir et de de soutien pour les individus et les groupes promouvant "l'élément humain au cœur de nos espaces de vie", grâce à une équipe pluridisciplinaire et internationale.

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Publié par Paul Mayoka

Mon blog est né d’une conviction simple et exigeante :
l’Humain n’est ni un acquis, ni une évidence, mais une construction fragile, relationnelle et toujours inachevée.

Dans un monde traversé par la fragmentation sociale, la violence symbolique, la gestion techniciste des existences et l’épuisement des institutions du soin, du social et de l’éducation, il devient urgent de repenser ce qui fait humanité — et ce qui la menace.

Ce blog s’inscrit dans cette urgence.

Il prolonge un cheminement de plusieurs décennies en sociologie, en anthropologie et en clinique sociale, nourri par la recherche, l’enseignement, l’accompagnement des professionnels et l’engagement institutionnel. Il est traversé par une interrogation centrale :
comment l’humain se fabrique-t-il — ou se défait-il — dans nos pratiques, nos organisations et nos récits collectifs ?

Une anthropologie de la relation

Ma démarche repose sur une anthropologie fondamentalement relationnelle.
L’humain n’existe jamais seul : il se constitue dans des histoires, des institutions, des rapports de pouvoir, des mémoires et des solidarités. Penser l’Humain, c’est donc penser la relation — et la responsabilité qu’elle engage.

Cette perspective trouve un appui décisif dans la pensée de Paul Ricœur, pour qui l’identité humaine est toujours narrative, fragile et ouverte à l’altérité :

« La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce que l’on se raconte. »

Les récits que nous produisons — sur nous-mêmes, sur les autres, sur les institutions — façonnent nos manières d’exister, de reconnaître et parfois d’exclure.

Une pensée critique de la domination et de la responsabilité historique

Ce manifeste refuse toute naïveté humaniste.
Il assume une lecture critique des rapports de domination, des héritages coloniaux et des violences institutionnelles qui continuent de marquer les corps, les mémoires et les subjectivités.

L’œuvre de Frantz Fanon demeure ici une référence incontournable :

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. »

Penser l’humain, c’est accepter cette responsabilité historique : ne pas détourner le regard là où l’humain est nié, dégradé ou rendu invisible.

Dans cette même exigence de responsabilité et de reconstruction, la figure de Nelson Mandela occupe une place essentielle. Son parcours rappelle que la dignité humaine ne se reconquiert ni par l’oubli ni par la vengeance, mais par un travail exigeant de justice et de transformation des relations sociales :

« Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre en respectant et en favorisant la liberté des autres. »

Cette parole éclaire l’horizon politique et éthique de ce blog : une liberté indissociable de la responsabilité envers autrui et de la reconstruction du lien social.

Une éthique incarnée de la justice et du care

Ce blog affirme que l’éthique ne peut être dissociée de la pratique.
La justice, le care et la réconciliation ne sont pas des concepts abstraits, mais des engagements incarnés, exigeants, souvent inconfortables.

La parole de Desmond Tutu en constitue l’un des socles :

« Mon humanité est liée à la vôtre, car nous ne pouvons être humains seuls. »

Elle rappelle que la dignité humaine est toujours co-construite — ou collectivement trahie.

Dans la même lignée, Martin Luther King Jr. pose une exigence radicale :

« L’injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout. »

Aucune neutralité n’est possible lorsque l’humain est atteint dans sa dignité.

Une anthropologie de l’interdépendance

Ce manifeste s’enracine également dans les pensées africaines de la relation et de la communauté, notamment à travers John Mbiti, dont la formule résume une ontologie entière :

« Je suis parce que nous sommes. »

L’humain n’est jamais auto-fondé. Il est toujours porté, soutenu et façonné par un tissu de relations — visibles et invisibles.

Cette vision irrigue le cadre de la socio-anthropoèse, au cœur de ce blog : penser la fabrication de l’humain comme un processus social, éthique et politique, inscrit dans des pratiques concrètes et des choix collectifs.

Une parole située, ouverte et responsable

Ce blog n’est ni un espace de certitudes, ni un lieu de surplomb.
Il se veut un espace de pensée située, de dialogue critique et de mise en tension féconde entre théorie et pratique, entre engagement et discernement.

On y trouvera des analyses sur :

  • les figures contemporaines de l’Humain ;
  • les institutions du social, du soin, de l’éducation et du religieux ;
  • les éthiques de la relation, du care, de la justice et de la responsabilité ;
  • les résistances possibles face aux logiques de déshumanisation.

Ce manifeste affirme enfin une conviction fondamentale :

le vivre-ensemble ne se décrète pas.
Il se construit patiemment, dans la relation, l’écoute, le conflit assumé, la réparation et la fidélité à une boussole simple et exigeante :
faire de l’Humain — dans toute sa vulnérabilité et sa dignité — le principe premier de nos choix sociaux, professionnels et politiques.

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