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Publié par Paul M

ECHO DE LA SEMAINE INTERNATIONALE DE L'IFRASS

ECHO DE LA SEMAINE INTERNATIONALE DE L'IFRASS

Notre semaine internationale 2018 vient de se terminer. Comme les autres années, elle a connu une affluence importante. Etudiants, formateurs, enseignants-chercheurs et praticiens du social et de la santé, de France et d’institutions partenaires en Europe et à l’international, près de 250 participants, se sont interrogé autour du thème : « Familles en situation migratoire : accueil et accompagnement de migrants », du 8 au 12 octobre dans les locaux de l’IFRASS.

La rencontre de cette année laisse entrevoir que si la problématique de la migration traverse toutes les sociétés de nos jours, son traitement et son vécu quant à eux diffèrent selon les politiques gouvernementales, les réalités socioculturelles et les traditions propres à chaque pays. Au-delà des situations présentées par les intervenants en conférences ou en ateliers, une modalité s’est imposée à tous dès la 2ème journée, en dépit des contraintes institutionnelles et montées des populismes. Il s’agit de la figure de l’engagement raisonné, sous ses formes individualisées ou institutionnalisées ; celle qui se positionne d’emblée pour le développement de la personne, en l’occurrence qui se retrouve en situation migratoire. Cet inconditionnel ne saurait aller sans négocier les cadres posés, mais alors jusqu’aux frontières de la radicalité, en se laissant ainsi une marge de créativité.

Oui, le travailleur social est acteur de changement disons-nous si souvent. Sauf qu’ici, le changement concerne avant tout ces familles en migration dont les modèles sont dynamiques ou en transformation : la rudesse de leur parcours ou leur déploiement transfrontalier y étant pour beaucoup. Alors, fragilités et traumas sont au rendez-vous, et les enfants n’en sont pas épargnés. A l’heure des fermetures et des enfermements, identitaires ou politiques, comment trouver des ressources pour poursuive l’aide à la personne en situation migratoire, quelle que soit l’institution, ouverte ou fermée ?

En cette semaine internationale 2018, c’est là un sillon que la plupart de nos invités ont tenu à marquer dans leurs témoignages de pratiques ou analyses de situations, à l’heure de toutes les crises et leur cortège de défiances Ce fut pour les étudiants une belle ouverture au champ du travail social et du soin en France et à l’étranger.

Et Lyra, le quintette de musique baroque, est venu ponctuer notre manifestation avec de belles notes illuminées de leur espérance Comme quoi, les cohabitations sont possibles

Semaine Internationale 2018: Des intervenants du Maroc, du Sénégal, de Belgique, de Hongrie, d'Italie et de France.

Semaine Internationale 2018: Des intervenants du Maroc, du Sénégal, de Belgique, de Hongrie, d'Italie et de France.

Accueillir et accompagner, en santé et en social, des familles migrantes (texte directeur pour la semaine internationale 2018)

Notre prochaine semaine internationale « Travail Social en Europe et à l’International », aura lieu du 8 au 12 octobre à l’IFRASS. Elle portera cette année sur l’accueil et l’accompagnement des familles en situation de migration.

La semaine garde sa vocation de module d’introduction aux domaines sanitaire et social en lien avec notre engagement européen et international. En effet, le thème ouvre non seulement aux questions majeures qui se posent dans les champs de la santé et du social, mais aussi à une diversité d’approches en fonction des métiers et leurs secteurs, des publics et leurs parcours ou statuts, ainsi que des sciences sociales et humaines.

Comme l’année dernière, l’actualité européenne et internationale vient renforcer l’intérêt pour le sujet, faisant de notre entreprise une vraie gageure sur le plan pédagogique à l’heure des réseaux sociaux et autres populismes requinqués. En effet, faire prévaloir une démarche critique et humaniste sur la question migratoire, comme il sied en travail social et de santé, est sans conteste de la plus grande difficulté aujourd’hui. C’est pourquoi une approche en termes de « situation migratoire » permettant un éclairage global et considérant le « sujet migrant » lui-même, serait ici la bienvenue.

Nous plaçons ainsi ce dernier au centre de notre démarche d’exploration et d’interrogation des « savoirs », des dispositifs et des pratiques d’accueil et d’accompagnement ; nous recherchons et valorisons l’expression des personnes quant à leurs vécus et expériences, leurs projets et stratégies. Les parcours migratoires d’enfants et leurs parents seront visibilisés dans leur réalité et leur singularité comme des « espace-temps » à la fois géographiques et institutionnels, collectifs et individuels, réels et symboliques…  Ainsi le praticien en social ou en santé aurait en ultime et inconditionnelle visée : le développement de la personne, à savoir son potentiel d’être ou d’autonomie, nonobstant le poids et la complexité du contexte sociétal et politique.

Avec l’ensemble des participants, en premier les étudiants, nous nous interrogerons sur les façons dont les familles, prises dans leur dimension réelle ou symbolique, dans leur proximité ou leur éloignement physique, sont projetées, vécues, investies, repérées, établies… en « parcours » de migration, du pays d’origine et au pays de destination, de leur arrivée dans ce dernier à leur installation voire leur errance. Comment sont-elles prises en compte ou en charge, accueillies, accompagnées ou éconduites dans le cadre des procédures administratives, en milieux institutionnels ou professionnels, bénévoles ou citoyens. Et quels en sont les effets ou conséquences sur les personnes : leur être ou devenir physique, moral et symbolique ? En somme, qu’advient-t-il des formes et dynamiques familiales en situation migratoire, et quels en sont les principaux tenants et déterminants, non seulement dans le regard de l’observateur mais aussi et surtout dans celui du « migrant » lui-même ?

Les contributions ou interventions de nos partenaires, d’ici comme d’ailleurs, en plénière ou en atelier, pourront s’articuler autour des axes suivants :

  • L’exploration de l’actualité à travers une approche générale de la réalité et des « mots » (maux) associés, des contextes et cadres politiques, à la fois nationaux et européens voire internationaux, en lien avec les migrations entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe ;
  • La présentation d’analyses de parcours ou vécus de familles ou de la parenté en situation d’exil, au-delà d’une simple diachronie, qui permettrait de saisir la migration à partir de l’observation des personnes concernées, leurs témoignages donnés ou recueillis, ainsi que le sens de leur « projet migratoire » et, bien entendu, les motivations et les stratégies qui les portent ;
  • Le questionnement sur les modalités de l’accueil et de l’accompagnement de migrants en famille notamment : enfants et parents, et surtout leur mise en œuvre, leurs effets sur ces derniers, leur pertinence en regard des enjeux sociétaux et globaux (globalisation), et en ultime ressort propres aux valeurs du « prendre soin » en santé et en social.

Entre 150 et 200 étudiants, de formation sociale et sanitaire, sont concernés par ce module. Si dans leur grande majorité, ils sont de notre Institut, d’autres viennent des établissements partenaires de la Région Occitanie, d’Europe et d’Afrique, comme indiqué ci-après.

Les intervenants conviés, des enseignants et des professionnels, participent déjà pour la plupart à notre dispositif de formation en mobilité européenne et internationale, principalement via le programme Erasmus+ ou autres dispositifs.

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